

L’Écosse est un pays qui aime les extrêmes. La pluie, d’abord. Elle ne tombe pas : elle insiste. Elle s’installe dans l’air comme une idée fixe. On comprend vite que l’on ne gagnera pas contre elle. Alors on capitule.
Dans les Scottish Highlands, la nature semble avoir été dessinée par quelqu’un qui n’aimait pas les lignes droites. Tout est courbe, sombre, un peu dramatique. Les lochs ont l’air d’avoir des secrets. Les montagnes, elles, ont l’air de les connaître.
À Edinburgh, la ville ressemble à un roman gothique qui aurait décidé de devenir une capitale. Le Edinburgh Castle domine tout avec l’assurance d’un personnage principal. On ne sait pas s’il protège la ville ou s’il la surveille.
Puis il y a l’Isle of Skye. Là, le paysage cesse d’être raisonnable. Les falaises surgissent, le vent devient presque impoli et la mer paraît décidée à rappeler aux humains leur statut d’invités.
L’Écosse a un talent particulier : elle rend le visiteur humble. On pensait venir voir un paysage. On découvre une personnalité.